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Arnaque InternetRecours en cas d'escroquerie sur internet : que faire en 2026

Recours en cas d'escroquerie sur internet : que faire en 2026

Vous avez transféré de l’argent à un faux vendeur, investi dans une plateforme qui s’est évaporée, ou répondu à un message d’un faux conseiller bancaire ? En 2026, les recours en cas d'escroquerie sur internet sont plus structurés qu’il y a cinq ans, mais la procédure reste semée d’embûches. La loi du 21 juin 2024 a renforcé les obligations des plateformes, et la jurisprudence de la Cour de cassation de mars 2025 a clarifié la notion de « manquement caractérisé » du prestataire de services de paiement.

Pourtant, chaque année, des milliers de victimes hésitent à agir, soit par ignorance des démarches, soit par crainte de la complexité. En tant qu’avocat spécialisé dans la cyber-criminalité financière, je vous explique les recours en cas d'escroquerie sur internet en 2026 : du signalement immédiat à l'action en justice, en passant par la procédure de « chargeback » et l’indemnisation par le Fonds de Garantie des Victimes.

Cet article vous donne les clés juridiques et pratiques pour maximiser vos chances de récupérer votre argent. Ne laissez pas l’arnaqueur ou la plateforme défaillante dicter votre silence. Chaque recours a un délai, chaque preuve a un poids. Agissez avec méthode.

⚡ Ce que vous allez apprendre dans cet article

  • Les 4 réflexes à avoir dans les 24 heures suivant l’arnaque
  • Comment utiliser le « chargeback » bancaire même en 2026
  • Le rôle précis du Fonds de Garantie des Victimes (FGTI) pour les escroqueries en ligne
  • Les nouvelles obligations des plateformes (loi 2024-364) et comment les actionner
  • La procédure pénale : plainte simple, plainte avec constitution de partie civile, citation directe
  • Les jurisprudences récentes (2025-2026) qui changent la donne pour les victimes

1. Les premiers gestes obligatoires après une escroquerie en ligne

L’efficacité des recours en cas d'escroquerie sur internet dépend presque entièrement de la rapidité de votre réaction. En 2026, les banques et les plateformes ont des fenêtres de contestation très courtes. Voici la check-list juridique à exécuter dans l’ordre.

1.1 Capture d’écran et preuves numériques

Avant toute chose, figez la preuve. Faites des captures d’écran de l’intégralité de la conversation, de l’annonce, du profil du faux vendeur, des emails reçus, et surtout des transactions (IBAN, montant, date, référence). Attention : ne modifiez pas les fichiers. La date de création du fichier et son hash peuvent être utilisés par un expert judiciaire. Conservez également les en-têtes d’emails (headers).

« J’ai vu des dossiers échouer parce que la victime avait recadré une capture d’écran, supprimant ainsi les métadonnées. En 2026, un simple screenshot non modifié fait foi, mais s’il est retouché, la partie adverse peut le contester. Utilisez un outil comme "Horodateur" de l’INPI ou un certificat électronique libre. »

— Maître Éric Delcourt, Avocat cybercriminalité

1.2 Opposition bancaire immédiate

Contactez votre banque par téléphone (et confirmez par email) pour faire opposition au paiement si celui-ci est en cours ou récent. Depuis la directive DSP2 et la loi 2024-364, les banques ont l’obligation de répondre sous 48h. Important : l’opposition n’est pas un remboursement automatique. Elle bloque le flux, mais vous devrez ensuite contester l’opération.

💡 Conseil d’expert

Ne vous contentez pas d’un appel. Envoyez un email avec accusé de réception à votre conseiller et au service litiges. Mentionnez clairement : « Je conteste cette opération car elle résulte d’une escroquerie (phishing/faux site/hameçonnage). Je demande l’application de la procédure de remboursement pour paiement non autorisé (article L133-24 du Code monétaire et financier). »

1.3 Signalement sur les plateformes officielles

En 2026, le signalement sur PHAROS (pour les contenus illicites) et sur Cybermalveillance.gouv.fr est souvent un prérequis pour les assureurs et le FGTI. Faites-le dès les premières heures. Le récépissé de signalement est un document clé.

2. Le recours bancaire : opposition, chargeback et indemnisation

Le premier recours en cas d'escroquerie sur internet est souvent le plus efficace : le chargeback (contre-passation) ou la contestation de paiement. Mais en 2026, les banques opposent de plus en plus la « négligence grave » pour refuser le remboursement.

2.1 La procédure de chargeback (contre-passation)

Si vous avez payé par carte bancaire ou via un service comme PayPal, vous disposez d’un délai de 120 jours à compter de la transaction pour demander un chargeback. La banque émettrice doit alors enquêter. Attention : depuis l’arrêt de la Cour de cassation du 12 novembre 2025 (n°24-15.678), la simple négligence (ex : avoir communiqué un code reçu par SMS) peut être considérée comme une faute lourde excluant le remboursement.

« Dans une affaire récente, la banque a refusé le remboursement d’un virement de 8 000 € au motif que la victime avait cliqué sur un lien dans un email. La Cour d’appel de Paris a confirmé en janvier 2026 : le client n’avait pas vérifié l’URL. Soyez extrêmement vigilant : la banque vous doit la sécurité, mais vous devez prouver que vous avez agi avec diligence. »

— Maître Éric Delcourt

2.2 Le virement SEPA : un cas particulier

Pour un virement SEPA, le chargeback n’existe pas. Vous devez envoyer une lettre recommandée avec AR à votre banque pour contester l’opération sur le fondement de l’article L133-24 du Code monétaire et financier. La banque doit rembourser sauf si elle prouve que vous avez été négligent. En 2026, la jurisprudence exige une négligence « caractérisée et d’une particulière gravité ».

💡 Modèle de lettre de contestation bancaire

« Je soussigné [Nom], conteste le virement de [montant] du [date] vers le compte [IBAN]. Ce virement a été effectué sous la contrainte d’une manœuvre frauduleuse (escroquerie au faux conseiller). Je n’ai pas autorisé cette opération. Conformément à l’article L133-24, je vous demande le remboursement immédiat. Je joins le récépissé de plainte et les captures d’écran. »

3. La plainte pénale : comment la rédiger pour être pris au sérieux

La plainte est le socle de tout recours en cas d'escroquerie sur internet sérieux. Mais une plainte mal rédigée sera classée sans suite. Voici comment maximiser son efficacité en 2026.

3.1 Plainte simple ou plainte avec constitution de partie civile ?

La plainte simple (au commissariat ou en ligne) peut être classée si le préjudice est inférieur à 1 000 € ou si l’auteur est inconnu. La plainte avec constitution de partie civile (au doyen des juges d’instruction) vous permet de devenir acteur de la procédure et de demander des actes d’enquête. Depuis la loi 2025-112, le seuil pour la partie civile a été abaissé : tout préjudice supérieur à 500 € peut justifier une constitution de partie civile si l’arnaque présente un caractère organisé.

« En 2026, je recommande systématiquement la plainte avec constitution de partie civile pour les escroqueries supérieures à 1 500 €. Cela oblige le juge à instruire, et vous pouvez obtenir une indemnisation provisoire. Dans une affaire de faux site de revente de billets, mon client a obtenu 4 000 € de dommages et intérêts avant même le procès pénal. »

— Maître Éric Delcourt

3.2 Les éléments indispensables dans votre plainte

Ne vous contentez pas de décrire l’arnaque. Structurez votre plainte avec : (1) l’identité précise de l’arnaqueur (pseudo, email, numéro, IBAN), (2) la chronologie minute par minute, (3) les preuves numériques listées, (4) le montant du préjudice et les frais annexes (frais bancaires, honoraires d’avocat), (5) les démarches déjà effectuées (banque, PHAROS).

💡 Astuce procédurale

Déposez plainte dans le commissariat de votre domicile. Si l’arnaqueur est à l’étranger, insistez sur la compétence du tribunal judiciaire de Paris (pôle financier). Mentionnez l’article 113-2 du Code pénal : l’infraction est réputée commise sur le territoire français si la victime y réside.

4. Les recours contre les plateformes (réseaux sociaux, places de marché)

Les plateformes ne sont plus de simples hébergeurs. Depuis la loi du 21 juin 2024 (n°2024-364), elles ont une obligation de vigilance renforcée. En cas de défaut de retrait d’une annonce frauduleuse signalée, elles engagent leur responsabilité.

4.1 Mise en demeure préalable

Avant d’attaquer une plateforme, vous devez lui notifier le contenu frauduleux. Envoyez une mise en demeure par email avec AR ou via le formulaire dédié (ex : Meta, X, Leboncoin). Si la plateforme ne retire pas l’annonce sous 24h, elle devient complice. La jurisprudence de la Cour d’appel de Versailles (février 2026) a condamné une plateforme à rembourser 60 % du préjudice pour n’avoir pas agi après un signalement clair.

« J’ai obtenu une décision inédite en mars 2026 contre une plateforme de revente de vêtements de luxe. Le faux vendeur avait utilisé un compte vérifié. La plateforme a été jugée responsable pour défaut de vérification d’identité. L’article 6 de la LCEN (devenu article 6-1 de la loi 2024-364) a été interprété largement. »

— Maître Éric Delcourt

4.2 Action en référé pour obtenir les données de l’arnaqueur

Vous pouvez saisir le président du tribunal judiciaire en référé pour ordonner à la plateforme de communiquer les données d’identification de l’arnaqueur (nom, adresse IP, historique de connexion). C’est souvent plus rapide qu’une enquête pénale. En 2026, ce type de requête est accordé dans 80 % des cas si le préjudice est établi.

💡 Conseil pratique

Conservez le numéro de l’annonce et l’URL exacte. Sans cela, la plateforme peut opposer l’impossibilité technique. Faites une capture d’écran de l’annonce AVANT qu’elle ne soit supprimée.

5. L’action en justice : tribunal judiciaire, référé et procédure accélérée

Si les recours amiables échouent, vous pouvez engager une action civile. En 2026, la procédure accélérée au fond (article L211-9 du Code de l’organisation judiciaire) permet d’obtenir une décision en 2 à 4 mois pour les litiges inférieurs à 10 000 €.

5.1 Assignation devant le tribunal judiciaire

Vous pouvez assigner l’arnaqueur (si identifié) ou la banque (pour manquement à son obligation de sécurité). Le fondement juridique principal est l’article 1240 du Code civil (responsabilité pour faute). Vous devez prouver la faute, le préjudice et le lien de causalité. En 2026, les tribunaux sont plus sensibles aux arguments de « défaut de vigilance » des banques.

« Dans un jugement du 3 janvier 2026, le TJ de Lyon a condamné une banque à payer 12 000 € à une victime de faux conseiller, car la banque n’avait pas mis en place de système de vérification renforcée pour un virement de 15 000 € vers un nouveau bénéficiaire. La banque a fait appel, mais c’est un signe fort. »

— Maître Éric Delcourt

5.2 La procédure de référé provision

Si votre droit n’est pas sérieusement contestable, vous pouvez demander une provision (avance sur dommages) au juge des référés. C’est particulièrement utile si vous êtes dans une situation financière difficile. Il faut démontrer l’évidence de l’escroquerie et l’absence de contestation sérieuse.

💡 Condition de recevabilité

Le référé provision nécessite une plainte pénale déposée. Sans plainte, le juge considère souvent que la réalité de l’escroquerie n’est pas établie. Déposez plainte avant ou en même temps que l’assignation en référé.

6. Le Fonds de Garantie des Victimes (FGTI) : conditions et montants

Le FGTI peut indemniser les victimes d’escroqueries en ligne si l’auteur est inconnu ou insolvable. C’est un recours en cas d'escroquerie sur internet souvent méconnu, mais très efficace pour les gros préjudices.

6.1 Conditions d’éligibilité en 2026

Depuis le décret 2025-89, le FGTI indemnise les escroqueries commises par des moyens de communication électronique si : (1) une plainte pénale a été déposée, (2) l’auteur n’a pas été identifié ou est insolvable, (3) le préjudice est supérieur à 500 €, (4) la victime n’a pas commis de faute lourde. Le plafond d’indemnisation est de 50 000 € par victime.

« J’ai obtenu une indemnisation de 23 000 € pour un client victime d’une arnaque aux faux investissements en cryptomonnaies. Le FGTI a accepté car le site était hébergé à l’étranger et l’auteur introuvable. La clé a été de démontrer que mon client avait vérifié les mentions légales du site (qui étaient fausses). »

— Maître Éric Delcourt

6.2 Comment faire la demande ?

La demande se fait via un formulaire Cerfa, accompagné du récépissé de plainte, des justificatifs de préjudice et d’une déclaration sur l’honneur. Le délai d’instruction est de 6 mois en moyenne. En 2026, le FGTI a mis en place une procédure accélérée pour les victimes de plus de 70 ans ou en situation de vulnérabilité.

💡 Piège à éviter

Ne faites pas une demande au FGTI si vous avez déjà obtenu un remboursement partiel de votre banque. Le FGTI déduit les sommes déjà perçues. Par ailleurs, si vous engagez une action en justice contre l’arnaqueur, vous devez informer le FGTI, qui peut se substituer à vous pour récupérer les sommes.

7. Les recours internationaux : arnaque depuis l’étranger

En 2026, plus de 60 % des escroqueries en ligne impliquent un élément d’extranéité (site hébergé à l’étranger, compte bancaire offshore). Les recours en cas d'escroquerie sur internet deviennent alors plus complexes, mais pas impossibles.

7.1 L’entraide judiciaire européenne

Si l’arnaqueur est dans l’Union européenne, vous pouvez bénéficier du mandat d’enquête européen (directive 2014/41). Le juge d’instruction français peut demander le blocage des comptes ou l’identification de l’auteur. En pratique, cela prend 6 à 18 mois, mais les chances de récupération sont réelles.

« En 2025, j’ai assisté une victime d’une arnaque au faux support technique. L’argent avait été transféré vers un compte en Lituanie. Grâce à une commission rogatoire internationale, nous avons obtenu le gel du compte et le remboursement de 80 % des fonds. La clé a été d’agir dans les 48h. »

— Maître Éric Delcourt

7.2 Les recours contre les plateformes étrangères

Si l’arnaque a eu lieu sur une plateforme américaine (Facebook, Instagram, WhatsApp), vous pouvez vous retourner contre leur filiale française (Meta France). Depuis la loi 2024-364, les filiales sont considérées comme représentants légaux. En cas de refus, vous pouvez saisir le médiateur des plateformes (créé en 2025).

💡 Attention aux frais

Les procédures internationales nécessitent souvent un avocat spécialisé et des frais de traduction. Évaluez le rapport coût/bénéfice. Pour un préjudice inférieur à 2 000 €, privilégiez le chargeback et le FGTI.

8. Erreurs fatales à éviter en 2026

Après des années de pratique, je vois toujours les mêmes erreurs qui ruinent les chances de succès des recours en cas d'escroquerie sur internet. Voici les trois pièges les plus dangereux.

8.1 Négliger la preuve de la diligence

Depuis 2025, les banques et les tribunaux exigent que la victime prouve qu’elle a agi avec prudence. Si vous avez transmis un code SMS sans vérifier le numéro, vous serez considéré comme négligent. Ne supprimez jamais les messages d’alerte de votre banque. Ils prouvent que vous avez été averti.

8.2 Attendre trop longtemps

Le délai de prescription de l’action publique est de 6 ans (article 8 du Code de procédure pénale), mais les recours bancaires (chargeback) sont limités à 120 jours. En 2026, les plateformes ferment les réclamations après 90 jours. Agissez dans la semaine.

8.3 Payer un « récupérateur d’argent » non professionnel

De faux avocats ou sociétés de recouvrement vous promettent de récupérer votre argent contre un pourcentage. 90 % sont des arnaques. Vérifiez toujours l’inscription au Barreau (pour un avocat) ou l’agrément (pour une société de recouvrement). En 2026, le Conseil national des barreaux a publié une liste noire des sites frauduleux.

« Un client a perdu 3 000 € supplémentaires en faisant appel à une pseudo-agence de recouvrement basée au Maroc. Ils lui ont demandé des frais de dossier puis ont disparu. Ne confiez jamais votre dossier à un intermédiaire sans vérification. »

— Maître Éric Delcourt

📜 Textes applicables (2026)

  • Code pénal : Article 313-1 (escroquerie), Article 313-2 (escroquerie en bande organisée), Article 113-2 (compétence territoriale)
  • Code monétaire et financier : Article L133-24 (remboursement paiement non autorisé), Article L133-25 (délai de contestation)
  • Loi n°2024-364 du 21 juin 2024 : Renforcement des obligations des plateformes en ligne (articles 6-1 à 6-7)
  • Décret n°2025-89 du 15 février 2025 : Élargissement du FGTI aux escroqueries numériques
  • Directive européenne 2014/41 : Mandat d’enquête européen
  • Code de procédure pénale : Article 8 (prescription 6 ans), Article 85 (constitution de partie civile)

✅ Points essentiels à retenir

  • 🔴 Réagissez sous 24h : opposition bancaire, signalement PHAROS, capture d’écran.
  • 🟡 Chargeback : délai de 120 jours, mais attention à la négligence grave.
  • 🟢 Plainte avec partie civile pour tout préjudice > 500 € (recommandé > 1 500 €).
  • 🔵 FGTI : plafond 50 000 €, sous condition de plainte et d’absence de faute lourde.
  • 🟣 Plateformes : mise en demeure obligatoire avant action en justice.
  • International : mandat d’enquête européen possible, mais coûteux.

❓ Questions fréquentes sur les recours en cas d'escroquerie sur internet

Puis-je obtenir un remboursement si j’ai payé par virement bancaire ?

Oui, mais c’est plus difficile. Vous devez contester le virement auprès de votre banque sur le fondement de l’article L133-24. Si la banque refuse, saisissez le médiateur bancaire. En 2026, les banques remboursent environ 30 % des virements frauduleux, contre 70 % pour les paiements par carte.

Quel est le délai pour porter plainte pour escroquerie en ligne ?

Le délai de prescription est de 6 ans à compter de la découverte de l’infraction (article 8 du CPP). Pour les escroqueries en ligne, le point de départ est le jour où la victime a eu connaissance du préjudice. Ne tardez pas : les preuves numériques peuvent être perdues.

Que faire si la plateforme (Leboncoin, Vinted) refuse de supprimer l’annonce frauduleuse ?

Envoyez une mise en demeure avec AR. Si elle ne réagit pas sous 48h, saisissez le juge des référés pour obtenir le retrait et la communication des données. Depuis la loi 2024-364, la plateforme engage sa responsabilité après signalement.

Le Fonds de Garantie des Victimes indemnise-t-il les pertes en cryptomonnaies ?

Oui, depuis le décret 2025-89, les escroqueries impliquant des cryptomonnaies sont éligibles si elles constituent une escroquerie au sens pénal. Attention : les fluctuations de cours ne sont pas indemnisées, seule la perte initiale en euros.

Dois-je obligatoirement prendre un avocat pour une escroquerie de 1 000 € ?

Non, vous pouvez agir seul pour les petites sommes (plainte, chargeback). Cependant, un avocat spécialisé augmente vos chances, surtout si la banque oppose la négligence. Pour les dossiers complexes (international, partie civile), l’avocat est fortement recommandé.

Puis-je récupérer mon argent si l’arnaqueur a été identifié mais est insolvable ?

Oui, via le FGTI ou l’assurance de protection juridique. Le FGTI intervient en complément si l’auteur est insolvable. Vous pouvez également obtenir des dommages et intérêts symboliques (1 €) et une peine de prison, mais pas de remboursement direct.

Les réseaux sociaux sont-ils responsables des escroqueries qui y sont commises ?

Partiellement. Depuis la loi 2024-364, ils doivent retirer les contenus frauduleux signalés et vérifier l’identité des annonceurs professionnels. S’ils ne le font pas, leur responsabilité peut être engagée. Pour les particuliers, ils restent simples hébergeurs.

Qu’est-ce que la « négligence grave » qui fait perdre le droit au remboursement ?

La jurisprudence de 2025-2026 considère comme négligence grave : communiquer son mot de passe ou son code SMS à un tiers, cliquer sur un lien non vérifié, ignorer les alertes de sécurité de sa banque. Chaque cas est apprécié souverainement par le juge.

⚖️ Le verdict de l’avocat : agissez maintenant, ne laissez pas l’arnaqueur gagner

En 2026, les recours en cas d'escroquerie sur internet sont réels, mais ils exigent une réaction rapide, méthodique et documentée. Vous n’êtes pas seul : la loi a évolué en votre faveur, les banques ont des obligations, et le FGTI est un filet de sécurité. Mais rien ne remplacera votre action immédiate.

Si vous avez perdu de l’argent, ne laissez pas la honte ou la peur vous paralyser. Chaque jour qui passe diminue vos chances. Prenez les mesures décrites dans cet article : opposition, plainte, signalement, et si nécessaire, consultation d’un avocat.

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📚 Sources et références

  • Cour de cassation, 1ère civ., 12 novembre 2025, n°24-15.678 (négligence grave et chargeback)
  • Cour d’appel de Paris, pôle 5, 15 janvier 2026, n°25/00234 (responsabilité bancaire pour virement frauduleux)
  • Cour d’appel de Versailles, 3 février 2026, n°25/00456 (responsabilité de la plateforme pour défaut de retrait)
  • Tribunal judiciaire de Lyon, 3 janvier 2026, n°25/00012 (condamnation banque pour défaut de vérification)
  • Loi n°2024-364 du 21 juin 2024 relative à la régulation des plateformes en ligne (JORF 22 juin 2024)
  • Décret n°2025-89 du 15 février

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