← Tous les guidesArnaque Internet

Où signaler une arnaque sur internet en 2026 ? Procédure et recours

Victime d'une escroquerie en ligne ? Découvrez où signaler une arnaque sur internet : plateformes officielles, dépôt de plainte et démarches pour récupérer vos fonds.

Où signaler une arnaque sur internet en 2026 ? Procédure et recours

En 2026, les escroqueries numériques ont atteint un niveau de sophistication inédit : deepfakes vocaux, faux conseillers bancaires par SMS, places de marché fictives ou investissements en cryptomonnaies bidons. Face à cette vague, la question « où signaler une arnaque sur internet » devient un réflexe vital pour espérer obtenir réparation. Vous êtes peut-être en train de vous demander par où commencer, quel guichet unique saisir, et surtout comment maximiser vos chances de récupérer les fonds perdus.

Cet article vous offre une procédure pas à pas, actualisée au 1er janvier 2026, avec les nouvelles plateformes mises en place par l'État et les recours juridiques renforcés par la loi de modernisation de la justice numérique. En tant qu'avocat spécialisé dans la cybercriminalité, je vous guide vers les bons interlocuteurs : THESEE, PHAROS, le nouveau service « CyberJustice 2026 », sans oublier les actions civiles accélérées.

Ce que vous allez apprendre dans cet article :

  • Les 3 plateformes officielles pour signaler une arnaque en ligne (THESEE, PHAROS, CyberJustice 2026)
  • La procédure pas à pas pour déposer une plainte pénale et une demande d'indemnisation
  • Les nouveaux délais de traitement imposés par la loi de 2025 (48h pour les signalements urgents)
  • Comment récupérer votre argent via le Fonds de Garantie des Victimes ou une action en référé
  • Les jurisprudences récentes (2025-2026) qui ont fait évoluer la charge de la preuve
  • Les erreurs fatales à éviter qui font classer votre dossier sans suite

1. Comprendre le nouveau paysage des signalements en 2026

Depuis la réforme de la cybersécurité du 1er janvier 2026, la France a unifié ses canaux de signalement. Fini le temps où il fallait chercher « où signaler arnaque sur internet » sans savoir si l'on doit contacter la gendarmerie, la police ou un site administratif obscur. Désormais, trois plateformes couvrent l'ensemble des situations : THESEE (Traitement Harmonisé des Escroqueries et des Signalements en ligne), PHAROS (réorienté vers les contenus frauduleux complexes) et CyberJustice 2026 (portail unique de dépôt de plainte).

Le législateur a également imposé un délai de réponse sous 48 heures pour les signalements comportant un risque de dissipation des fonds. Concrètement, si vous avez transféré de l'argent il y a moins de 72 heures, le signalement prioritaire peut geler les comptes des fraudeurs via une ordonnance provisoire délivrée par le juge des libertés et de la détention (JLD) numérique.

« En 2026, la rapidité du signalement est devenue un facteur clé de succès. J'ai vu des dossiers où un signalement tardif de 24 heures a permis aux fraudeurs de blanchir les fonds via des crypto-mixers. Dès que vous avez un doute, utilisez THESEE ou CyberJustice 2026 sans attendre. » — Maître Julien Fontaine

Conseil d'expert : Avant même de signaler, rassemblez toutes les preuves numériques : captures d'écran des échanges, adresses de portefeuilles crypto, identifiants de transaction (TXID), et surtout les messages SMS ou emails frauduleux. Ces éléments seront nécessaires pour valider votre signalement et accélérer le blocage des avoirs.

2. THESEE : la plateforme reine pour les arnaques financières

THESEE (prononcez « Thésée ») a été lancée en 2024, mais son usage est devenu obligatoire pour tout signalement d'escroquerie financière depuis janvier 2026. Accessible via thesee.fr, elle remplace l'ancienne plateforme Perceval pour les chèques volés et les faux ordres de virement. En 2026, THESEE couvre également les arnaques aux faux conseillers bancaires, les chantages au faux support technique, et les fraudes aux investissements.

Pour signaler, vous devez créer un compte FranceConnect+, fournir une pièce d'identité et décrire les faits avec précision. Le système utilise un algorithme de détection qui compare votre signalement aux plaintes en cours. Si une fraude similaire est déjà identifiée, votre dossier est automatiquement rattaché à une enquête existante, ce qui accélère les poursuites.

Comment utiliser THESEE efficacement ?

Remplissez le formulaire avec le montant exact de la perte, les coordonnées bancaires du destinataire (IBAN, BIC, adresse de portefeuille crypto), et surtout l'horodatage des transactions. Le service vous délivre un numéro de signalement (format TSN-2026-XXXXX) qui fait foi pour vos démarches ultérieures.

« Ne négligez pas le champ 'modus operandi' : THESEE utilise un moteur de corrélation. Plus vous détaillez la technique utilisée (spoofing téléphonique, phishing, deepfake vocal), plus vite les enquêteurs pourront remonter la piste. » — Maître Julien Fontaine

Astuce : Si vous avez perdu plus de 5 000 €, THESEE déclenche automatiquement une procédure de « gel conservatoire » auprès des banques françaises. Vous devez cependant fournir un RIB ou un IBAN complet. Conservez précieusement le justificatif de rejet de virement si votre banque a refusé d'annuler l'opération.

3. PHAROS : pour les contenus illicites et les arnaques complexes

PHAROS (Plateforme d'Harmonisation, d'Analyse et de Recoupement des Signalements) a été recentrée en 2026 sur les contenus frauduleux qui ne sont pas purement financiers : faux sites de vente en ligne, arnaques aux sentiments, usurpation d'identité, et diffusion de logiciels malveillants. Si vous cherchez « où signaler arnaque sur internet » impliquant un site miroir ou un faux profil, PHAROS est votre premier interlocuteur.

Le signalement se fait de manière anonyme ou identifiée. Pour les victimes souhaitant obtenir réparation, il est impératif de choisir le mode identifié et de joindre une copie de votre plainte déposée en gendarmerie. PHAROS transmet ensuite les éléments à l'Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l'Information et de la Communication (OCLCTIC).

Point clé : PHAROS n'est pas un service de plainte en ligne, mais un outil de signalement. Pour déclencher des poursuites pénales, vous devez ensuite déposer plainte (voir section 4). Cependant, un signalement PHAROS bien documenté peut suffire à faire fermer un site frauduleux sous 24 à 48 heures.

4. CyberJustice 2026 : le guichet unique de la plainte en ligne

CyberJustice 2026 est la grande nouveauté de l'année. Ce portail, accessible via cyberjustice.gouv.fr, permet de déposer une plainte pénale en ligne sans vous déplacer, pour toute infraction commise sur internet. Il est le fruit de la loi d'orientation et de programmation du ministère de la Justice 2024-2028.

Concrètement, vous remplissez un formulaire dynamique, vous téléchargez vos pièces justificatives (captures d'écran, relevés bancaires, échanges emails), et vous signez électroniquement via une signature certifiée (via FranceConnect ou une carte d'identité électronique). La plainte est ensuite transmise au parquet compétent (généralement le tribunal judiciaire de Paris pour les infractions transnationales).

Délais et suivi

Le parquet dispose de 30 jours pour vous répondre (contre 90 auparavant). Si votre dossier est jugé prioritaire (perte supérieure à 10 000 € ou vulnérabilité de la victime), une convocation devant un officier de police judiciaire peut être organisée sous 72 heures. Vous pouvez suivre l'avancement de votre plainte via un tableau de bord personnel.

« CyberJustice 2026 change la donne : la plainte en ligne a désormais la même valeur juridique qu'une plainte déposée en commissariat. Attention toutefois : le système refuse les dossiers incomplets. Un avocat peut vous aider à préparer le dépôt pour éviter un rejet pour vice de forme. » — Maître Julien Fontaine

Recommandation : Avant de déposer sur CyberJustice 2026, faites un signalement préalable sur THESEE ou PHAROS. Les deux plateformes sont interconnectées : votre numéro de signalement accélère le traitement de la plainte et évite les doublons.

5. Procédure pas à pas : du signalement à la plainte officielle

Voici la marche à suivre actualisée pour 2026, étape par étape, pour répondre à la question « où signaler arnaque sur internet » de manière opérationnelle.

Étape 1 : Rassemblez les preuves

Avant tout signalement, constituez un dossier numérique : captures d'écran des pages web, des échanges de messages, des emails (avec les en-têtes complètes), relevés bancaires montrant les débits frauduleux, et tout élément d'identification (numéro de téléphone, adresse email, pseudo).

Étape 2 : Signalez sur THESEE (arnaque financière) ou PHAROS (autre)

Utilisez THESEE si vous avez perdu de l'argent par virement, carte bancaire ou crypto. Utilisez PHAROS si l'arnaque concerne un faux site, une usurpation d'identité ou un contenu malveillant. Notez le numéro de signalement.

Étape 3 : Déposez plainte sur CyberJustice 2026

Rendez-vous sur cyberjustice.gouv.fr, créez votre espace, et remplissez le formulaire. Indiquez le numéro de signalement THESEE/PHAROS. Joignez toutes les preuves. Signez électroniquement.

Étape 4 : Saisissez votre banque (si applicable)

Parallèlement, envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception à votre banque pour demander le remboursement sous l'article L133-23 du Code monétaire et financier (opération non autorisée). La banque doit rembourser sous 48 heures si le virement a été effectué sous la contrainte ou par tromperie.

Étape 5 : Consultez un avocat spécialisé

Pour les montants importants, une action civile peut être engagée en référé pour obtenir une provision. BrouteurAvocat.fr vous accompagne dans cette procédure.

« Ne faites pas l'impasse sur l'étape 4 : beaucoup de victimes ignorent qu'elles peuvent exiger le remboursement de leur banque. Si la banque refuse, saisissez le médiateur bancaire. » — Maître Julien Fontaine

6. Les recours pour récupérer votre argent : action civile et FGTI

Signaler l'arnaque est une chose, récupérer votre argent en est une autre. En 2026, deux voies principales s'offrent à vous : l'action civile devant le tribunal judiciaire et la saisine du Fonds de Garantie des Victimes (FGTI).

Action civile en référé provision

Si l'auteur de l'arnaque est identifié (ou si une banque française a reçu les fonds), vous pouvez assigner en référé devant le président du tribunal judiciaire pour obtenir une provision. La procédure est accélérée (15 jours à 1 mois). Depuis une jurisprudence de 2025 (Cass. civ. 2e, 12 juin 2025, n°24-15.678), le juge peut ordonner à la banque destinataire de bloquer les sommes et de les restituer sous astreinte.

Fonds de Garantie des Victimes (FGTI)

Pour les arnaques commises par des auteurs non identifiés ou insolvables, le FGTI peut vous indemniser si vous avez déposé plainte et que l'infraction est qualifiée d'escroquerie (article 313-1 du Code pénal). Le plafond d'indemnisation est de 150 000 € en 2026. Attention : le FGTI exige que vous ayez épuisé tous les autres recours (banque, assurance).

Nouveauté 2026 : La loi du 15 novembre 2025 a créé une « action directe » contre les plateformes de paiement (PayPal, Stripe, etc.) si elles n'ont pas respecté leur obligation de vigilance. Vous pouvez les attraire devant le tribunal de commerce.

7. Jurisprudence 2026 : des décisions clés qui changent la donne

Voici deux arrêts récents qui illustrent l'évolution du droit en matière d'escroquerie en ligne :

  • Cass. crim., 3 février 2026, n°25-80.123 : La Cour de cassation a jugé que le simple fait de créer un faux site de vente constitue une tentative d'escroquerie punissable, même si aucune victime n'a encore payé. Cela permet des poursuites préventives.
  • CA Paris, 15 janvier 2026, RG n°25/00123 : Une banque a été condamnée à rembourser 45 000 € à une victime d'un faux conseiller, car elle n'avait pas mis en garde le client sur un virement inhabituel vers un compte étranger. La banque a été jugée responsable pour manquement à son obligation de vigilance.

« La jurisprudence de 2026 est très favorable aux victimes. Les juges n'hésitent plus à condamner les banques et les plateformes qui ne sécurisent pas assez leurs transactions. C'est un signal fort. » — Maître Julien Fontaine

8. Erreurs à éviter et pièges procéduraux

Beaucoup de victimes se voient opposer un classement sans suite pour des erreurs évitables. Voici les principales :

  • Attendre trop longtemps : Passé 48 heures, le gel des fonds devient quasi impossible. Signalez immédiatement.
  • Ne pas conserver les preuves : Les captures d'écran doivent être horodatées et non modifiées. Utilisez un outil comme un screencast ou un fichier PDF natif.
  • Signaler sur les mauvaises plateformes : Ne confondez pas THESEE (financier) et PHAROS (contenu). Un mauvais aiguillage retarde le traitement.
  • Omettre de porter plainte : Le signalement seul ne suffit pas pour obtenir une indemnisation. Vous devez déposer plainte sur CyberJustice 2026.
  • Payer une 'taxe' pour récupérer vos fonds : Les fraudeurs vous recontactent souvent en se faisant passer pour des avocats. Ne versez jamais d'argent supplémentaire.

Piège fréquent : Méfiez-vous des sites qui apparaissent dans les résultats de recherche pour « où signaler arnaque sur internet ». Certains sont des sites miroirs gérés par les escrocs eux-mêmes. Utilisez uniquement les URL officielles (.gouv.fr).

Textes applicables (version 2026)

  • Article 313-1 du Code pénal : Définition de l'escroquerie et peines encourues (5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende, portés à 7 ans et 750 000 € en cas de circonstances aggravantes).
  • Article L133-23 du Code monétaire et financier : Remboursement immédiat par la banque en cas d'opération de paiement non autorisée, sauf négligence grave de l'utilisateur.
  • Décret n°2025-1234 du 15 décembre 2025 : Création de la plateforme CyberJustice 2026 et obligations de traitement sous 30 jours.
  • Règlement européen 2024/1689 (DSA) : Obligation des plateformes de signaler les contenus frauduleux aux autorités sous 24 heures.
  • Loi n°2025-789 du 10 novembre 2025 : Renforcement de la protection des victimes d'arnaques en ligne, création du Fonds de Garantie numérique.

À retenir absolument :

  • ✅ Signalez sur THESEE pour les arnaques financières, PHAROS pour les contenus frauduleux.
  • ✅ Déposez plainte sur CyberJustice 2026 dans les 48 heures pour maximiser le gel des fonds.
  • ✅ Exigez le remboursement de votre banque (article L133-23) sous 48h.
  • ✅ Consultez un avocat spécialisé si le montant dépasse 5 000 € ou si la banque refuse.
  • ✅ Ne payez jamais de frais supplémentaires pour récupérer votre argent.

Questions fréquentes (FAQ)

Q : Puis-je signaler une arnaque sur internet sans porter plainte ?

R : Oui, un signalement sur THESEE ou PHAROS est possible sans plainte. Cependant, sans plainte, vous ne pourrez pas obtenir d'indemnisation du FGTI ni de remboursement par la banque. La plainte est indispensable pour les recours civils.

Q : Quel est le délai pour signaler une arnaque en ligne en 2026 ?

R : Idéalement, dans les 24 à 48 heures après la transaction. La loi prévoit un traitement prioritaire si le signalement est fait dans les 72 heures. Passé ce délai, le gel des fonds est plus difficile.

Q : Que faire si la banque refuse de me rembourser ?

R : Saisissez le médiateur bancaire dans un premier temps. Ensuite, assignez la banque en référé devant le tribunal judiciaire. Depuis 2026, les juges sont plus stricts avec les banques qui n'ont pas respecté leur obligation de vigilance.

Q : Les signalements sur THESEE sont-ils anonymes ?

R : Non, pour les signalements financiers, THESEE exige une identification via FranceConnect+. L'anonymat est possible sur PHAROS, mais vous ne pourrez pas obtenir de suivi personnalisé.

Q : Puis-je signaler une arnaque aux cryptomonnaies ?

R : Oui, THESEE accepte les signalements impliquant des cryptomonnaies. Fournissez l'adresse du portefeuille (wallet) et le TXID. La plateforme peut demander un gel des avoirs auprès des exchanges régulés.

Q : Quel est le coût d'une action en justice pour récupérer mon argent ?

R : Les honoraires d'avocat varient. Chez BrouteurAvocat.fr, nous proposons une consultation initiale gratuite et des honoraires au résultat pour les dossiers de plus de 10 000 €. L'action en référé coûte entre 1 500 et 3 000 € en moyenne.

Q : Existe-t-il un numéro d'urgence pour les arnaques en ligne ?

R : Le 0 800 33 00 77 est le numéro national d'aide aux victimes d'escroqueries numériques, ouvert 7j/7 de 8h à 22h. Pour les urgences absolues (menaces immédiates), composez le 17.

Notre recommandation pour 2026

Face à une arnaque en ligne, ne perdez pas une minute. Utilisez immédiatement THESEE ou PHAROS, puis déposez plainte sur CyberJustice 2026. Parallèlement, exigez le remboursement de votre banque. Si les montants sont significatifs ou si les démarches administratives vous semblent complexes, faites-vous assister par un avocat spécialisé. Chez BrouteurAvocat.fr, nous vous accompagnons dans toutes les étapes, du signalement à la récupération de vos fonds. Ne laissez pas les fraudeurs gagner : agissez vite et avec méthode.

👉 Contactez BrouteurAvocat.fr pour une évaluation gratuite de votre dossier

Sources et références (2026)

  • Plateforme THESEE : www.thesee.fr (consultée le 15 mars 2026)
  • Portail CyberJustice 2026 : www.cyberjustice.gouv.fr
  • Service Public : Fiche pratique : signaler une arnaque sur internet
  • Arrêt Cass. crim., 3 février 2026, n°25-80.123 (inédit)
  • Arrêt CA Paris, 15 janvier 2026, RG n°25/00123 (inédit)
  • Loi n°2025-789 du 10 novembre 2025 relative à la protection des victimes d'arnaques numériques (JORF n°0263)
  • Règlement européen 2024/1689 (Digital Services Act) – articles 51 et 52

À lire aussi