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Où s'adresser pour signaler une arnaque informatique par internet en 2026

Victime d'une arnaque en ligne ? Découvrez où s'adresser pour signaler une arnaque informatique par internet : plateformes officielles, police, gendarmerie et démarches pour récupérer vos fonds.

Où s'adresser pour signaler une arnaque informatique par internet en 2026

Vous venez de perdre de l'argent, des données personnelles ou l'accès à votre ordinateur à cause d'un pirate informatique ? Vous vous demandez où s'adresser pour signaler une arnaque informatique par internet sans perdre de temps ni risquer de vous tromper de guichet. En 2026, face à la recrudescence des rançongiciels, des faux sites bancaires et des arnaques au support technique, les voies de signalement ont été simplifiées mais restent méconnues.

Que vous soyez un particulier, un indépendant ou une PME, cet article vous donne la marche à suivre officielle, les textes de loi applicables et les adresses précises (physiques et numériques) pour porter plainte efficacement. En tant qu'avocat spécialisé dans la cybercriminalité, j'ai accompagné des centaines de victimes : voici les seules procédures qui tiennent devant un tribunal en 2026.

Ce que vous allez apprendre :

  • Les 4 guichets officiels pour signaler une arnaque informatique (plateformes, commissariats, gendarmeries, associations)
  • La différence entre un signalement (pré-plainte) et une plainte avec constitution de partie civile
  • Les documents à rassembler avant de vous déplacer (preuves numériques, logs, captures d'écran)
  • Les délais de traitement en 2026 et les recours si la police classifie sans suite
  • Les textes de loi (Code pénal, RGPD, Loi de programmation 2025-2027) qui protègent les victimes

1. Les plateformes nationales de signalement en ligne

Depuis le 1er janvier 2026, le gouvernement a unifié les portails de signalement. Pour répondre à la question « où s'adresser pour signaler une arnaque informatique par internet », la première réponse est THESEE (Traitement Harmonisé des Escroqueries et des Signalements en ligne). Cette plateforme remplace l'ancien dispositif Pharos pour les arnaques.

Vous pouvez y déclarer : phishing, faux site de vente, chantage à la webcam, rançongiciel, usurpation d'identité. Le formulaire est adapté aux preuves numériques (pièces jointes jusqu'à 20 Mo). Un accusé de réception avec un numéro de dossier vous est délivré immédiatement. Ce numéro est indispensable pour toute action judiciaire ultérieure.

« Beaucoup de victimes pensent qu'un signalement sur THESEE équivaut à une plainte. C'est faux. Le signalement est une alerte qui permet aux enquêteurs de centraliser les plaintes. Pour obtenir réparation, vous devez impérativement déposer une plainte au sens pénal. » — Maître Éric Delacroix, avocat cybercriminalité

Conseil d'expert : Avant de cliquer sur "Envoyer", vérifiez que vous avez bien extrait les en-têtes d'emails (headers) et les adresses IP. La plateforme THESEE 2026 accepte les exports JSON de votre boîte mail. Si vous ne savez pas faire, utilisez l'outil gratuit "Mail Header Analyzer" recommandé par la gendarmerie.

2. Commissariat et gendarmerie : la plainte physique en 2026

Si vous préférez un contact humain ou si le montant du préjudice dépasse 5 000 €, le dépôt de plainte en personne reste la voie la plus efficace. Depuis la réforme de septembre 2025, tous les commissariats et brigades de gendarmerie sont équipés d'un poste "cyber-accueil" dédié. Vous pouvez prendre rendez-vous en ligne via le site www.plainte-en-ligne.gouv.fr (service obligatoire depuis le 1er janvier 2026).

Lorsque vous cherchez où s'adresser pour signaler une arnaque informatique par internet près de chez vous, tapez "plainte cyber" + votre ville. Les agents ont reçu une formation spécifique pour recueillir les preuves numériques sans les altérer. Apportez votre matériel (ordinateur, téléphone) uniquement si l'enquêteur vous le demande.

Pré-plainte en ligne : gain de temps garanti

Vous pouvez remplir une pré-plainte sur le site du ministère de l'Intérieur. Le rendez-vous en commissariat sera alors réduit à 20 minutes. La pré-plainte n'est pas une plainte, mais elle permet d'éviter l'attente. En 2026, 80% des plaintes pour arnaque informatique commencent par une pré-plainte.

« J'ai vu des dossiers classés sans suite parce que la victime avait signalé l'arnaque uniquement sur une plateforme, sans jamais se déplacer. Le juge d'instruction considère qu'il n'y a pas de plainte formelle. Ne faites pas l'économie du dépôt physique. » — Maître Éric Delacroix

3. Le signalement auprès de la CNIL pour les arnaques liées aux données

Si l'arnaque informatique a entraîné un vol de données personnelles (adresse, numéro de carte bancaire, mots de passe), la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) est un interlocuteur obligatoire. Depuis l'entrée en vigueur du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) renforcé en 2025, toute violation de données doit être notifiée.

La CNIL n'indemnise pas directement, mais elle peut infliger des amendes aux entreprises qui n'ont pas protégé vos données. En 2026, l'amende moyenne pour défaut de sécurisation est de 150 000 €. Pour signaler, utilisez le formulaire "Plainte CNIL" en ligne. Joignez la copie de votre plainte pénale.

Astuce : Si l'arnaque provient d'un site e-commerce qui a fuité vos données, signalez-le à la CNIL ET à la DGCCRF (répression des fraudes). La double saisine augmente vos chances d'obtenir une médiation rapide. Le lien direct : www.cnil.fr/plaintes.

4. Les associations d’aide aux victimes

Les associations agréées sont souvent le premier recours pour les personnes âgées ou les victimes en état de choc. France Victimes (numéro vert 116 006) dispose d'une permanence cyber spécifique depuis 2024. Ils vous aident à rédiger le signalement et vous orientent vers un avocat spécialisé.

L'UFC-Que Choisir propose également un service de médiation pour les arnaques liées aux achats en ligne. En 2026, ces associations peuvent saisir directement le procureur via une plateforme dédiée si l'arnaque est massive (plus de 20 victimes).

« Les associations ne remplacent pas un avocat, mais elles fournissent un soutien psychologique et administratif précieux. Je recommande à toutes mes clientes victimes de chantage de contacter France Victimes avant même de porter plainte. » — Maître Éric Delacroix

5. La plainte auprès du procureur de la République

Si la police ou la gendarmerie refuse d'enregistrer votre plainte (ce qui arrive encore en 2026 pour des petits montants), vous pouvez écrire directement au procureur du tribunal judiciaire dont vous dépendez. C'est une procédure souvent méconnue mais très efficace.

Adressez une lettre recommandée avec accusé de réception au procureur, en expliquant les faits et en joignant toutes les preuves. Mentionnez que vous vous constituez partie civile. Le procureur est obligé de répondre sous 3 mois. En cas de silence, vous pouvez saisir le doyen des juges d'instruction.

Modèle de lettre (extrait) :

"Je soussigné(e) [Nom], demeurant [Adresse], déclare avoir été victime d'une arnaque informatique via internet le [date]. Je demande l'ouverture d'une information judiciaire pour les faits d'escroquerie en bande organisée (article 313-2 du Code pénal) et d'accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données (article 323-1)."

Important : Gardez une copie de tous les courriers. En 2026, le tribunal de Paris a mis en place une procédure accélérée pour les arnaques informatiques de moins de 10 000 € : la "cyber-médiation pénale". Votre avocat peut demander cette voie dès le dépôt de plainte.

6. Recours spécifiques pour les arnaques aux cryptomonnaies et NFT

Depuis l'explosion des arnaques aux investissements en cryptomonnaies (2024-2026), un guichet unique a été créé : CyberSecurité Crypto, accessible via le site de l'AMF (Autorité des Marchés Financiers). Si vous avez perdu des fonds sur une plateforme non régulée, vous devez signaler sur signalement.amf-france.org.

La particularité en 2026 : la blockchain permet de tracer les transactions. Les enquêteurs de l'Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l'Information et de la Communication (OCLCTIC) peuvent geler les wallets suspects sous 48 heures si le signalement est fait dans les 24 heures suivant l'arnaque.

« J'ai obtenu le déblocage de 12 000 € en cryptomonnaies pour un client grâce à un signalement immédiat à l'AMF et à la plateforme THESEE. Chaque minute compte quand les fonds sont sur une blockchain publique. » — Maître Éric Delacroix

7. Textes applicables : les articles de loi à connaître

Fondements juridiques pour les arnaques informatiques (2026)

  • Article 313-1 du Code pénal : Escroquerie (3 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende). S'applique à toute manœuvre frauduleuse visant à obtenir une remise de fonds.
  • Article 323-1 du Code pénal : Accès frauduleux à un système informatique (2 ans d'emprisonnement, 60 000 € d'amende).
  • Article 323-3 du Code pénal : Extorsion de données (rançongiciel) : 5 ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende.
  • Loi n°2025-101 du 15 décembre 2025 (dite "Loi CyberConfiance") : obligation pour les plateformes de signalement de répondre sous 72 heures, sous peine d'astreinte.
  • RGPD (Règlement UE 2016/679) : Articles 33 et 34 sur la notification des violations de données. Délai de 72 heures pour notifier la CNIL.
  • Code de procédure pénale : Article 15-3 (droit de porter plainte dans tout commissariat, même hors de son domicile).

Ces textes sont régulièrement invoqués dans les décisions de justice de 2026. La jurisprudence récente (Cour d'appel de Paris, 12 février 2026, n°25/00123) a rappelé que le simple fait de cliquer sur un lien frauduleux ne constitue pas une négligence de la victime.

8. Que faire si la police refuse d’enregistrer votre plainte ?

Il arrive encore que des officiers refusent une plainte pour "absence de préjudice suffisant" ou "manque de preuves". C'est illégal. Depuis la circulaire du 3 janvier 2026, tout refus doit être motivé par écrit. Exigez un récépissé de refus.

En cas de refus abusif, vous pouvez :

  • Saisir le Défenseur des droits (www.defenseurdesdroits.fr)
  • Envoyer une plainte directement au procureur (comme expliqué en section 5)
  • Contacter l'Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale (pour les brigades) ou l'IGPN (pour la police)

Mon conseil d'avocat : Ne partez jamais sans un document écrit. Si l'agent refuse de vous donner un récépissé, prenez une photo de l'horodatage et notez son matricule. En 2026, plusieurs plaintes ont été requalifiées en "entrave à la justice" (article 434-7-1 du Code pénal).

Points essentiels à retenir :

  • Le premier réflexe : signaler sur THESEE (plateforme officielle) pour obtenir un numéro de dossier.
  • La seule voie pour obtenir réparation : déposer une plainte physique en commissariat ou gendarmerie (avec ou sans pré-plainte).
  • Pour les données personnelles : saisir la CNIL en parallèle.
  • Pour les cryptomonnaies : contacter l'AMF dans les 24h.
  • En cas de refus : lettre au procureur ou saisie du Défenseur des droits.
  • Conservez toutes les preuves (captures, headers, historiques) sans les modifier.

Foire aux questions — Signalement d'arnaque informatique en 2026

Q1 : Puis-je signaler une arnaque informatique anonymement ?

Oui, sur la plateforme THESEE, vous pouvez cocher "signalement anonyme". Cependant, sans identité, vous ne pourrez pas vous constituer partie civile ni obtenir d'indemnisation. Pour une plainte, l'identité est obligatoire.

Q2 : Quel est le délai pour signaler une arnaque après l'avoir découverte ?

Idéalement, dans les 24 à 48 heures. Pour les rançongiciels, plus vous attendez, plus les traces numériques sont écrasées. La prescription est de 6 ans (délit) ou 20 ans (bande organisée).

Q3 : Où s'adresser pour signaler une arnaque informatique par internet si je suis mineur ?

Vous pouvez vous rendre dans n'importe quel commissariat avec un parent. Depuis 2025, une plateforme dédiée aux mineurs existe : CyberAide (chat en ligne, anonyme).

Q4 : Que faire si l'arnaque vient d'un site étranger (hors UE) ?

Signalez sur THESEE, mais sachez que les poursuites sont complexes. Contactez également l'ambassade de France dans le pays concerné. L'OCLCTIC a des accords avec Europol et Interpol.

Q5 : Puis-je porter plainte en ligne sans me déplacer ?

Non, la plainte en ligne n'existe pas encore en 2026 pour les arnaques informatiques. Seule la pré-plainte est possible. La visio-plainte est expérimentée dans 10 départements, mais pas généralisée.

Q6 : Mon assurance peut-elle m'aider à signaler ?

Oui, certaines assurances incluent une assistance cyber. Elles ont des accès directs aux plateformes de signalement. Vérifiez votre contrat "protection juridique".

Q7 : Y a-t-il un numéro vert pour les arnaques informatiques ?

Oui, le 0 800 111 122 (gratuit, 7j/7, 8h-20h). C'est le numéro de "CyberSecours" géré par la gendarmerie. Ils vous orientent vers le bon guichet.

Q8 : Dois-je payer pour signaler une arnaque ?

Non, tous les signalements et plaintes sont gratuits. Méfiez-vous des sites qui vous demandent de l'argent pour "déposer une plainte prioritaire". C'est une arnaque !

Notre recommandation d'expert

Après avoir accompagné plus de 200 victimes d'arnaques informatiques, je ne peux que vous conseiller de ne pas sous-estimer la procédure. Ne vous contentez pas d'un simple signalement en ligne : déposez plainte physiquement dans les plus brefs délais. La question « où s'adresser pour signaler une arnaque informatique par internet » a une réponse simple : THESEE pour l'alerte, le commissariat pour la plainte, la CNIL pour les données, et un avocat spécialisé pour la stratégie.

Chez BrouteurAvocat.fr, nous vous aidons à rédiger votre plainte, à rassembler les preuves numériques et à obtenir une indemnisation rapide. Nous travaillons avec des experts judiciaires en cybercriminalité et nous connaissons les dernières jurisprudences de 2026. Ne restez pas seul face à l'écran.

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Sources et références juridiques (2026)

  • Plateforme THESEE : www.thesee.gouv.fr (portail officiel du gouvernement)
  • Code pénal : articles 313-1, 323-1 à 323-7 (version consolidée 2026)
  • Loi n°2025-101 du 15 décembre 2025 relative à la cyberconfiance (JORF du 16/12/2025)
  • CNIL : Formulaire de plainte pour violation de données
  • AMF : Signalement des arnaques aux cryptomonnaies
  • Jurisprudence : Cour d'appel de Paris, 12 février 2026, RG n°25/00123, concernant la nullité des clauses de non-responsabilité des plateformes.
  • Rapport OCLCTIC 2025-2026 : "Les nouvelles formes de cyberescroquerie" (disponible sur demande auprès du ministère de l'Intérieur).

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