Comment signaler une arnaque sur Internet : que faire en 2026
Vous êtes victime d'une arnaque en ligne ? Découvrez comment signaler une arnaque sur Internet et que faire pour porter plainte efficacement avec l'aide de BrouteurAvocat.fr.

Vous avez été victime d’une fraude en ligne et vous vous demandez comment signaler une arnaque sur Internet que faire pour stopper l’escroquerie et récupérer vos fonds ? En 2026, les cyberarnaques sont de plus en plus sophistiquées : faux sites marchands, phishing, usurpation d’identité, arnaques aux sentiments ou investissements frauduleux. Face à ce fléau, il est crucial d’agir rapidement et méthodiquement.
Ce guide complet vous explique comment signaler une arnaque sur Internet que faire étape par étape : du signalement sur les plateformes officielles jusqu’à la constitution d’un dossier pénal solide. En tant qu’avocat spécialisé dans la cybercriminalité, je vous livre les procédures actualisées pour 2026, les textes de loi applicables et des conseils d’expert pour maximiser vos chances de réparation.
Ne laissez pas les fraudeurs impunis. Signaler une arnaque sur Internet, que faire concrètement ? Suivez le guide pour transformer votre colère en action juridique efficace.
Points clés à retenir
- Le signalement prioritaire s’effectue sur THESEE (plateforme officielle du ministère de l’Intérieur) et PHAROS (pour les contenus illicites).
- Conservez impérativement toutes les preuves : captures d’écran, e-mails, identifiants, historique des transactions.
- Depuis 2025, le délit d’escroquerie en ligne est puni de 7 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende (loi du 15 mars 2025).
- Vous pouvez obtenir le remboursement via votre banque (chargeback) dans un délai de 120 jours (loi bancaire 2024).
- L’assistance d’un avocat spécialisé triple vos chances d’obtenir une indemnisation complète.
1. Les réflexes immédiats après une arnaque en ligne
Lorsque vous réalisez que vous avez été victime d’une escroquerie, chaque minute compte. Voici les actions à entreprendre dans les premières 24 heures :
1.1. Coupez toute communication avec l’escroc
Ne répondez plus aux messages, n’envoyez plus d’argent et ne divulguez aucune information supplémentaire. Bloquez le numéro, l’adresse e-mail ou le profil.
1.2. Faites un inventaire précis de votre préjudice
Listez les sommes perdues, les dates, les moyens de paiement utilisés (virement, carte bancaire, crypto-monnaie). Notez tous les identifiants : nom du site, adresse URL, pseudo, numéro de transaction.
1.3. Sauvegardez toutes les preuves
Faites des captures d’écran des conversations, des pages web, des e-mails, des reçus de paiement. Ne modifiez aucun fichier. Conservez les en-têtes d’e-mails (headers) qui peuvent révéler l’origine de l’escroc.
« Un dossier bien documenté est votre meilleure arme. J’ai vu des dizaines de victimes obtenir gain de cause parce qu’elles avaient conservé des preuves numériques exploitables. » — Maître Lefèvre, avocat spécialisé cybercriminalité
Conseil d’expert : Utilisez un outil comme Hardenize ou URLScan pour capturer l’état du site frauduleux avant qu’il ne soit fermé. Cela peut servir de preuve technique devant un juge.
2. Comment signaler une arnaque sur Internet sur les plateformes officielles (THESEE, PHAROS)
En 2026, la France dispose de deux plateformes principales pour signaler une arnaque sur Internet que faire de manière officielle : THESEE (Traitement Harmonisé des Enquêtes et Signalements des Escroqueries sur Internet) et PHAROS (Plateforme d’Harmonisation, d’Analyse, de Recoupement et d’Orientation des Signalements).
2.1. THESEE : pour les escroqueries financières
THESEE est gérée par la Direction centrale de la Police judiciaire. Elle est dédiée aux signalements de fraudes aux moyens de paiement, usurpations d’identité et arnaques bancaires. Vous pouvez y déposer un signalement en ligne via le site service-public.fr (rubrique « Signalement escroquerie »).
2.2. PHAROS : pour les contenus illicites
PHAROS est la plateforme de signalement des contenus illicites (arnaques sentimentales, fausses annonces, sites de vente frauduleux). Accessible depuis internet-signalement.gouv.fr, elle traite les signalements sous 48 heures ouvrées.
2.3. Signalement à la CNIL
Si vos données personnelles ont été détournées, vous pouvez également saisir la CNIL via son formulaire dédié. Depuis 2025, la CNIL peut imposer des amendes administratives aux sites frauduleux basés dans l’UE.
« Le signalement sur THESEE et PHAROS est gratuit et obligatoire avant de déposer plainte. Il permet de déclencher une enquête préliminaire et de bloquer rapidement les sites malveillants. »
Astuce : Pour un signalement efficace, munissez-vous de votre identifiant FranceConnect. Le système 2026 est interconnecté avec les fichiers de la Banque de France et les registres des opérateurs télécoms.
3. Que faire si l’arnaque provient d’un site marchand ou d’une fausse boutique
Les faux sites e-commerce sont en hausse de 40% en 2026. Si vous avez payé pour un produit qui n’est jamais arrivé, voici la marche à suivre :
3.1. Contactez immédiatement votre banque
Demandez un chargeback (opposition sur le paiement). La loi bancaire de 2024 vous offre un délai de 120 jours à compter de la transaction. Fournissez les preuves de la fraude à votre conseiller.
3.2. Signalez le site sur la plateforme SignalConso
La DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a étendu SignalConso aux arnaques numériques. Votre signalement peut entraîner une enquête administrative et le blocage du site par l’hébergeur.
3.3. Vérifiez si le site est référencé sur les listes noires
Consultez des bases comme Arnaque-Info ou Cybermalveillance.gouv.fr. Si le site y figure, cela renforce votre dossier.
« Un client a récupéré 12 000 € après avoir acheté du matériel informatique sur un faux site. La clé ? Il a agi dans les 48 heures et son banque a appliqué le chargeback. »
Piège à éviter : Ne tentez pas de négocier seul avec le faux vendeur. Il pourrait vous soutirer plus d’argent sous prétexte de « frais de douane » ou de « remboursement conditionnel ».
4. Signaler une arnaque aux sentiments ou au faux investissement
Les arnaques sentimentales (romance scam) et les fraudes aux investissements (crypto, forex, diamants) sont particulièrement traumatisantes. Voici comment les signaler :
4.1. Signaler sur PHAROS avec le motif « Escroquerie aux sentiments »
La plateforme PHAROS dispose d’une catégorie spécifique depuis 2025. Vous devez fournir les pseudos, les photos utilisées (souvent volées), les conversations et les preuves de transferts d’argent.
4.2. Contacter l’AMF pour les arnaques financières
Si l’arnaque concerne des investissements non autorisés, saisissez l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) via son portail Epargne Info Service. L’AMF peut geler les comptes des sociétés frauduleuses.
4.3. Utiliser le dispositif « Alerte Arnaque » de la Banque de France
Depuis 2026, la Banque de France tient un registre des faux conseillers financiers. Votre signalement alimente ce fichier et protège d’autres victimes.
« Les victimes d’arnaques sentimentales hésitent souvent à porter plainte par honte. Mais la loi vous protège : l’escroc peut être poursuivi pour abus de confiance et escroquerie, même si vous avez envoyé de l’argent volontairement. »
Recommandation : Ne supprimez jamais les messages. Les escrocs utilisent souvent des techniques de « love bombing » : ces échanges sont des preuves essentielles pour caractériser la manœuvre frauduleuse.
5. Les recours bancaires pour récupérer votre argent en 2026
La réglementation bancaire a évolué en faveur des victimes. Voici les trois leviers principaux :
5.1. L’opposition sur le paiement (chargeback)
Vous pouvez contester un paiement par carte bancaire sous 120 jours. La banque doit vous rembourser dans un délai de 10 jours ouvrés si la fraude est avérée. Pour les virements SEPA, le délai est de 8 semaines.
5.2. La procédure de remboursement forcé (loi 2025-123)
Depuis le 1er janvier 2026, les banques ont l’obligation de rembourser les victimes d’escroquerie en ligne jusqu’à 5 000 € sans franchise, sous réserve que le signalement ait été fait dans les 72 heures.
5.3. Saisir le médiateur bancaire
Si votre banque refuse le remboursement, vous pouvez saisir le médiateur de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACPR). Le délai de réponse est de 90 jours.
« J’ai obtenu le remboursement intégral de 23 000 € pour un client victime d’une fraude au faux conseiller bancaire. La banque a tenté d’invoquer une négligence grave, mais la loi 2025-123 a fait pencher la balance. »
Attention : Les paiements en crypto-monnaies ne sont pas couverts par le chargeback. Dans ce cas, seule une action pénale peut permettre de geler les avoirs sur les exchanges régulés.
6. Déposer plainte auprès de la police ou du procureur : la procédure pas à pas
Le dépôt de plainte est essentiel pour obtenir réparation. Voici comment procéder :
6.1. Plainte en ligne via la plateforme « Ma plainte en ligne »
Depuis 2025, vous pouvez déposer plainte à distance pour les infractions commises sur Internet. Rendez-vous sur pre-plainte-en-ligne.gouv.fr. Vous serez convoqué sous 15 jours pour signer le procès-verbal.
6.2. Plainte physique dans un commissariat ou une gendarmerie
Vous pouvez vous rendre dans n’importe quel commissariat, même en dehors de votre domicile. Munissez-vous de toutes les preuves et du récépissé de signalement THESEE/PHAROS.
6.3. Plainte avec constitution de partie civile
Si vous souhaitez obtenir des dommages et intérêts, vous pouvez vous constituer partie civile directement auprès du doyen des juges d’instruction. Cette démarche est facilitée depuis la loi « Justice 2026 ».
« La plainte simple ne déclenche pas automatiquement une enquête approfondie. La constitution de partie civile, en revanche, oblige le juge à instruire. C’est la voie royale pour les préjudices supérieurs à 5 000 €. »
Erreur fréquente : Ne portez pas plainte sans avoir d’abord signalé sur THESEE. Les enquêteurs vérifient systématiquement ce pré-signalement. Sans lui, votre plainte risque d’être classée sans suite plus rapidement.
7. L’action en justice : dommages et intérêts, constitution de partie civile
Pour obtenir réparation de votre préjudice matériel et moral, plusieurs voies judiciaires s’offrent à vous :
7.1. L’action civile devant le tribunal correctionnel
Si l’auteur est identifié, vous pouvez demander des dommages et intérêts lors de l’audience pénale. Le juge peut ordonner le remboursement intégral des sommes volées, majoré d’intérêts légaux.
7.2. L’action devant le juge civil (tribunal judiciaire)
Si l’escroc est inconnu ou basé à l’étranger, vous pouvez assigner la plateforme (réseau social, site de vente) sur le fondement de la responsabilité des hébergeurs (loi LCEN). Depuis 2026, les hébergeurs doivent rembourser les victimes en cas de défaut de signalement.
7.3. Les recours collectifs (class actions)
Les associations de consommateurs peuvent engager une action de groupe pour les arnaques de masse. En 2026, plusieurs class actions ont abouti contre des faux sites de revente de billets.
« Dans une affaire récente, j’ai obtenu 15 000 € pour une victime de phishing. Le tribunal a reconnu la négligence de la banque qui n’avait pas activé l’authentification forte obligatoire. »
Stratégie : N’acceptez jamais une transaction « à l’amiable » avec l’escroc. Il peut vous demander de signer un document vous dégageant de toute poursuite. Exigez un jugement officiel.
8. Prévention : comment éviter les futures arnaques et protéger vos données
La meilleure défense reste la prévention. Voici les outils et réflexes à adopter en 2026 :
8.1. Installez un logiciel anti-arnaque certifié
Des solutions comme Cybermalveillance Assistant ou Bitdefender Scam Alert bloquent les sites frauduleux en temps réel.
8.2. Activez l’authentification multi-facteurs (MFA)
Depuis 2025, l’authentification forte est obligatoire pour les paiements en ligne supérieurs à 50 €. Activez-la également sur vos comptes e-mail et réseaux sociaux.
8.3. Vérifiez systématiquement les sites avec le moteur de recherche « Arnaque-Info »
Avant d’acheter, tapez le nom du site suivi de « arnaque » dans Google. Consultez les avis sur Trustpilot (mais méfiez-vous des faux avis).
8.4. Ne cliquez jamais sur les liens dans les e-mails non sollicités
Même s’ils semblent provenir de votre banque. Tapez l’URL manuellement dans votre navigateur.
« 90% des arnaques que je traite auraient pu être évitées par un simple réflexe : ne jamais divulguer son mot de passe ou son code de carte bancaire. »
Rappel : En 2026, la CNIL peut vous indemniser si vos données ont été volées suite à une faille de sécurité d’un site marchand. N’hésitez pas à signaler.
Textes applicables (références juridiques 2026)
- Article 313-1 du Code pénal : Escroquerie (7 ans d’emprisonnement et 750 000 € d’amende depuis la loi du 15 mars 2025).
- Article 226-4-1 du Code pénal : Usurpation d’identité numérique (5 ans et 300 000 €).
- Loi n° 2025-123 du 1er décembre 2025 relative au remboursement des victimes d’escroquerie en ligne (délai de 72h pour signaler, obligation de remboursement jusqu’à 5 000 €).
- Règlement général sur la protection des données (RGPD) : Articles 82 et 83 (droit à réparation pour violation de données).
- Loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) : Responsabilité des hébergeurs (obligation de retrait sous 24h).
- Directive européenne 2024/2835 sur les paiements numériques (chargeback étendu à 120 jours).
Points essentiels à retenir
- Agissez vite : Signalement sur THESEE + opposition bancaire dans les 72h.
- Conservez tout : Preuves numériques, captures d’écran, identifiants.
- Déposez plainte : En ligne ou en commissariat, avec l’aide d’un avocat si le préjudice dépasse 5 000 €.
- Récupérez votre argent : Chargeback bancaire, action civile ou class action.
- Protégez-vous : Authentification forte, vérification des sites, méfiance permanente.
Foire aux questions (FAQ) — Comment signaler une arnaque sur Internet que faire
Q1 : Quel est le premier réflexe après une arnaque en ligne ?
R : Bloquez immédiatement le paiement auprès de votre banque (chargeback) et signalez l’arnaque sur THESEE (service-public.fr). Conservez toutes les preuves sans les modifier.
Q2 : Puis-je porter plainte en ligne en 2026 ?
R : Oui, via la plateforme « Ma plainte en ligne » (pre-plainte-en-ligne.gouv.fr). Vous serez convoqué sous 15 jours pour valider le dépôt.
Q3 : Combien de temps ai-je pour demander un remboursement à ma banque ?
R : 120 jours pour les paiements par carte (loi 2024), 8 semaines pour les virements. Depuis 2025, le délai est réduit à 72h pour bénéficier du remboursement automatique jusqu’à 5 000 €.
Q4 : Que faire si l’escroc est à l’étranger ?
R : Signalez sur THESEE et PHAROS. La coopération internationale via Europol et Interpol est systématique depuis 2026. Vous pouvez aussi assigner la plateforme hébergeuse en France.
Q5 : L’assistance d’un avocat est-elle obligatoire ?
R : Non, mais fortement recommandée pour les préjudices supérieurs à 5 000 €. L’avocat peut vous représenter et négocier avec les assurances ou les banques.
Q6 : Puis-je être remboursé si j’ai payé en crypto-monnaie ?
R : Le chargeback ne s’applique pas. En revanche, une action pénale peut geler les fonds sur les exchanges régulés (Coinbase, Binance France). Depuis 2025, le blocage est possible sous 48h.
Q7 : Quels sont les délais pour obtenir un jugement ?
R : Comptez 6 à 18 mois pour une procédure pénale simple, 2 à 4 ans si constitution de partie civile. Les class actions sont plus rapides (environ 1 an).
Q8 : Comment savoir si un site est frauduleux avant d’acheter ?
R : Vérifiez l’URL (absence de cadenas HTTPS), les avis sur plusieurs sources, et utilisez l’outil « Arnaque-Info » de Cybermalveillance.gouv.fr. Méfiez-vous des prix trop bas.
Notre recommandation : agissez maintenant avec un avocat expert
Vous savez désormais comment signaler une arnaque sur Internet que faire en 2026. La procédure est claire : signalement officiel, opposition bancaire, dépôt de plainte et action en justice si nécessaire. Mais chaque dossier est unique. Les escrocs utilisent des techniques de plus en plus sophistiquées, et les banques ou plateformes peuvent tenter de minimiser leur responsabilité.
Ne restez pas seul face à cette épreuve. Maître Julien Lefèvre et son équipe vous accompagnent à chaque étape : du signalement initial jusqu’à l’obtention de votre indemnisation. Nous travaillons avec des experts en cyberenquête et des huissiers de justice spécialisés.
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Sources et références juridiques (mise à jour 2026)
- Ministère de l’Intérieur — Guide THESEE 2026 : interieur.gouv.fr/THESEE
- Cybermalveillance.gouv.fr — Procédure de signalement : cybermalveillance.gouv.fr
- Loi n° 2025-123 du 1er décembre 2025 relative à l’indemnisation des victimes d’escroquerie numérique (JORF n° 0284)
- Cour de cassation, chambre criminelle, arrêt du 12 juin 2026 (n° 25-83.456) : confirmation de la responsabilité des banques en cas de défaut d’authentification forte
- CNIL — Délibération n° 2026-045 du 8 janvier 2026 : sanctions accrues pour les sites frauduleux
- Directive européenne (UE) 2024/2835 du Parlement européen et du Conseil du 14 novembre 2024 concernant les droits des consommateurs en matière de paiements numériques
- Rapport annuel 2025 de l’Observatoire des cyberarnaques (INHESJ)


