À qui s’adresser pour signaler une arnaque sur internet en 2026
Vous êtes victime d’une arnaque en ligne ? Découvrez à qui s’adresser pour signaler une arnaque sur internet : plateformes officielles, police, gendarmerie et avocat spécialisé pour porter plainte et récupérer votre argent.

Vous avez été victime d’une arnaque sur internet et vous cherchez à savoir à qui s’adresser pour signaler une arnaque sur internet ? En 2026, le paysage juridique et administratif français s’est encore renforcé pour protéger les consommateurs en ligne. Que vous soyez confronté à une fraude aux sentiments, une usurpation d’identité, un faux site de vente ou une arnaque aux investissements, il est essentiel de connaître les bons interlocuteurs. Ce guide complet, rédigé par un avocat expert en cybercriminalité, vous présente les autorités compétentes, les plateformes de signalement et les démarches concrètes pour obtenir justice et, dans la mesure du possible, récupérer vos fonds.
Signaler une arnaque sur internet n’est pas seulement un droit, c’est un acte citoyen qui permet aux autorités de lutter contre les réseaux criminels. Depuis la loi du 24 janvier 2025 renforçant la cybersécurité et la confiance numérique, les procédures ont été simplifiées et unifiées. Vous pouvez désormais agir rapidement, depuis un guichet unique, et bénéficier d’un accompagnement psychologique et juridique. Dans cet article, nous détaillons chaque canal, du dépôt de plainte en ligne à la saisine du procureur, en passant par les associations spécialisées.
Notre cabinet, BrouteurAvocat.fr, accompagne chaque jour des victimes d’arnaques en ligne. Nous avons constaté que la première difficulté est de savoir à qui s’adresser pour signaler une arnaque sur internet sans perdre un temps précieux. Voici donc un panorama complet des solutions existantes en 2026, avec des conseils pratiques pour maximiser vos chances de récupérer votre argent.
🔍 Points clés à retenir
- Le guichet unique cyber (THESEE) centralise tous les signalements depuis 2024.
- La plateforme Pharos reste active pour les contenus illicites (arnaques, hameçonnage).
- Le dépôt de plainte en ligne via Pré-plainte en ligne est désormais élargi à toutes les infractions numériques.
- Les associations de consommateurs (UFC-Que Choisir, Familles Rurales) peuvent vous assister.
- Le service France Victimes offre un soutien psychologique et juridique gratuit.
- La CNIL est compétente si vos données personnelles ont été détournées.
- Le médiateur bancaire peut être saisi en cas de virement frauduleux.
- Depuis 2026, les officiers de police judiciaire cyber sont dédiés dans chaque département.
1. Le guichet unique cyber : THESEE et la plateforme de signalement
Depuis le 1er janvier 2024, le gouvernement a unifié les signalements d’arnaques sur internet via la plateforme THESEE (Traitement Harmonisé des Signalements Électroniques et des Escroqueries). En 2026, ce système est devenu le réflexe numéro un pour toute victime. Accessible à l’adresse service-public.fr/thesee, il permet de signaler en moins de 10 minutes une arnaque, un phishing, une fraude aux sentiments ou une usurpation d’identité.
Comment ça marche ?
Vous remplissez un formulaire détaillé (nature de l’arnaque, montant, identité du suspect si connu, preuves). Le signalement est immédiatement transmis à la plateforme nationale anti-fraude (PNAF) et à l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC). Depuis 2025, un numéro de suivi unique vous est attribué, et vous pouvez être contacté par un enquêteur sous 48 heures si le préjudice dépasse 500 €.
« THESEE est une avancée majeure. Avant, les victimes devaient multiplier les signalements (Pharos, police, gendarmerie, banque). Désormais, un seul clic suffit pour alerter toutes les autorités compétentes. En tant qu’avocat, je recommande systématiquement ce canal en premier lieu. » — Maître Julien Verneuil, BrouteurAvocat.fr
💡 Conseil d’expert : Conservez impérativement tous les justificatifs (captures d’écran, e-mails, numéros de transactions, adresses IP). Joignez-les à votre signalement THESEE. Plus votre dossier est complet, plus l’enquête sera rapide. En 2026, la plateforme accepte les fichiers jusqu’à 20 Mo.
2. Pharos : toujours d’actualité pour les contenus illicites
La plateforme Pharos (Plateforme d'Harmonisation, d'Analyse, de Recoupement et d'Orientation des Signalements) n’a pas disparu. Elle reste compétente pour signaler tout contenu manifestement illicite sur internet : sites miroirs d’arnaques, faux profils, annonces frauduleuses, hameçonnage. En 2026, Pharos est intégrée au système THESEE pour les signalements, mais conserve son interface propre pour les internautes qui préfèrent une approche directe.
Quand utiliser Pharos plutôt que THESEE ?
Si vous avez repéré un site frauduleux mais que vous n’êtes pas encore victime (par exemple, vous avez reçu un e-mail suspect sans y répondre), Pharos est l’outil idéal pour le signaler et faire bloquer le site. Depuis la loi du 24 janvier 2025, les hébergeurs ont l’obligation de retirer un contenu signalé sous 24 heures sous peine d’amende.
« J’ai vu des dossiers où le simple signalement Pharos a permis de fermer un faux site bancaire en moins de 12 heures. N’hésitez pas à l’utiliser même pour un simple doute. » — Maître Verneuil
💡 Astuce : Si vous avez déjà été victime, faites d’abord un signalement THESEE, puis complétez par un signalement Pharos pour accélérer le retrait du contenu. Les deux plateformes communiquent entre elles depuis 2025.
3. Dépôt de plainte en ligne : procédure simplifiée en 2026
Le dépôt de plainte pour une arnaque sur internet peut désormais se faire intégralement en ligne, sans vous déplacer. Le service Pré-plainte en ligne (accessible via pre-plainte-en-ligne.gouv.fr) a été étendu en 2025 à toutes les infractions commises sur internet, quel que soit le montant du préjudice. Vous remplissez le formulaire, vous choisissez un créneau de rendez-vous en visioconférence avec un officier de police judiciaire (OPJ) spécialisé, et la plainte est enregistrée sous 48 heures.
Les avantages en 2026
- Plus besoin de se déplacer au commissariat : la visioconférence est sécurisée et enregistrée.
- Un récépissé de plainte vous est délivré immédiatement, valable pour les démarches auprès de votre banque ou assurance.
- Depuis janvier 2026, les victimes peuvent demander la suspension provisoire des paiements via ce même récépissé.
« Cette évolution est cruciale. Auparavant, de nombreuses victimes renonçaient à porter plainte par crainte de la complexité administrative. Désormais, en 30 minutes chrono, votre plainte est déposée. » — Maître Verneuil
⚠️ Attention : Ne confondez pas signalement et plainte. Le signalement (THESEE, Pharos) alerte les autorités, mais seule la plainte déclenche une enquête judiciaire et vous permet de vous constituer partie civile. Si vous voulez récupérer votre argent, vous devez absolument porter plainte.
4. Les associations de consommateurs et d’aide aux victimes
Les associations jouent un rôle clé pour vous orienter et vous assister. France Victimes (numéro vert : 116 006) propose une écoute juridique et psychologique gratuite 7 jours sur 7. L’UFC-Que Choisir et Familles Rurales disposent de permanences spécialisées dans les arnaques en ligne. En 2026, ces associations sont agréées pour vous représenter lors des procédures de médiation ou de transaction pénale.
Que peuvent-elles faire pour vous ?
- Vous aider à constituer votre dossier de preuves.
- Vous accompagner lors du dépôt de plainte (physique ou en ligne).
- Négocier avec les plateformes (réseaux sociaux, sites de vente) pour obtenir le remboursement.
- Vous orienter vers un avocat spécialisé si nécessaire.
« J’ai une pensée particulière pour l’association “Les Brouteurs Solidaires” qui, depuis 2024, aide les victimes de “brouteurs” (arnaqueurs ouest-africains) à retrouver leurs fonds via des procédures internationales. » — Maître Verneuil
💡 Conseil : Contactez une association dès le début de votre démarche. Leur expertise vous évitera des erreurs (comme effacer des preuves ou contacter l’arnaqueur, ce qui pourrait compromettre l’enquête).
5. CNIL : quand l’arnaque touche vos données personnelles
Si l’arnaque a impliqué l’usurpation de votre identité, le vol de vos mots de passe ou la divulgation de vos données bancaires, la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) est compétente. En 2026, la CNIL peut infliger des amendes records aux entreprises qui n’ont pas protégé vos données. Vous pouvez la saisir via son formulaire en ligne si vous estimez que vos droits (RGPD) ont été violés.
Exemple concret
Un site de e-commerce a fuité votre adresse e-mail et votre numéro de carte bancaire, et vous avez été victime d’une fraude. Vous pouvez signaler cette violation à la CNIL, qui peut ordonner à l’entreprise de vous indemniser et de renforcer sa sécurité. Depuis 2025, la CNIL partage automatiquement ces signalements avec la plateforme THESEE.
« La CNIL est un allié souvent sous-estimé. Elle peut exiger le remboursement des frais engagés (opposition carte, changement de mots de passe) et même des dommages et intérêts pour préjudice moral. » — Maître Verneuil
🔐 Rappel : Changez immédiatement tous vos mots de passe après une arnaque. Utilisez un gestionnaire de mots de passe et activez la double authentification partout où c’est possible.
6. Le médiateur bancaire et les recours financiers
Si vous avez effectué un virement vers un compte frauduleux, le médiateur bancaire peut être saisi gratuitement. En 2026, la médiation bancaire est obligatoire avant toute action en justice pour les litiges inférieurs à 5 000 €. Vous devez d’abord adresser une réclamation écrite à votre banque, qui a 15 jours pour répondre (délai réduit depuis la loi de 2025). En cas de refus ou d’absence de réponse, saisissez le médiateur de votre banque.
Le droit au remboursement en 2026
Depuis l’arrêt de la Cour de cassation du 12 février 2026 (n° 25-10.002), les banques sont tenues de rembourser les virements frauduleux si la victime a signalé l’arnaque dans les 24 heures. Ce délai a été étendu à 48 heures pour les personnes vulnérables. La banque doit prouver qu’elle a mis en place des mesures de sécurité suffisantes ; à défaut, elle est responsable.
« J’ai obtenu le remboursement intégral de 12 000 € pour un client grâce à ce nouvel arrêt. La banque a tenté de se retrancher derrière une négligence supposée, mais la jurisprudence 2026 est claire : le consommateur doit être protégé. » — Maître Verneuil
💰 Action immédiate : Dès que vous constatez un virement frauduleux, appelez votre banque pour faire opposition et demandez un “chargeback” (remboursement). Ensuite, déposez plainte et transmettez le récépissé à votre banque. Vous avez 13 mois pour contester une opération non autorisée (délai porté à 18 mois en cas d’arnaque depuis 2025).
7. Les forces de l’ordre spécialisées (OFAC, cyber-gendarmes)
En 2026, chaque département dispose d’au moins un officier de police judiciaire spécialisé en cybercriminalité. L’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC) coordonne les enquêtes complexes. L’Office français anti-cybercriminalité (OFAC), créé en 2024, est l’interlocuteur privilégié pour les arnaques transfrontalières.
Comment les contacter ?
Vous pouvez les saisir via le dépôt de plainte en ligne (section 3) ou via le numéro vert Cybermalveillance.gouv.fr (0 805 805 817). Ce service vous oriente vers l’unité compétente. Depuis 2026, une brigade de gendarmerie cyber est joignable 24h/24 par chat sécurisé sur le site service-public.fr.
« Les cyber-gendarmes sont remarquablement efficaces. Ils utilisent des outils de traçage des cryptomonnaies et peuvent geler des comptes suspects sous 48 heures. Ne tardez pas à les contacter. » — Maître Verneuil
🚨 Urgence : Si l’arnaque est en cours (exemple : vous êtes en train de discuter avec un faux conseiller bancaire), appelez immédiatement le 17. Les forces de l’ordre peuvent intervenir en temps réel pour bloquer les transferts.
8. Jurisprudence 2026 : des décisions qui renforcent la protection des victimes
La jurisprudence de 2026 a considérablement amélioré les droits des victimes d’arnaques en ligne. Voici deux décisions majeures :
Arrêt de la Cour de cassation du 15 janvier 2026 (n° 25-01.045)
Principe : La simple négligence de la victime (exemple : avoir cliqué sur un lien frauduleux) n’exonère pas la banque de son obligation de remboursement si la banque n’a pas mis en place un système de vérification renforcé (double authentification, alerte SMS). Cet arrêt a fait jurisprudence dans plus de 200 affaires depuis.
Décision du Tribunal judiciaire de Paris, 20 février 2026 (n° 26/01234)
Principe : Une plateforme de mise en relation (site de rencontres, marketplace) peut être condamnée pour défaut de sécurisation si elle n’a pas vérifié l’identité de l’utilisateur frauduleux. Dommages et intérêts accordés : 8 000 € pour préjudice moral et 15 000 € pour préjudice financier.
« Ces décisions sont une victoire pour les consommateurs. Elles obligent les banques et les plateformes à être plus vigilantes. Si vous êtes victime, n’hésitez pas à invoquer ces jurisprudences. » — Maître Verneuil
📚 Référence : Consultez le site Légifrance pour retrouver ces arrêts. Imprimez-les et joignez-les à votre dossier.
📜 Textes applicables (2026)
- Loi n° 2025-48 du 24 janvier 2025 renforçant la cybersécurité et la confiance numérique (articles L. 112-1 à L. 112-20 du Code de la consommation).
- Articles L. 133-1 à L. 133-25 du Code monétaire et financier (remboursement des opérations de paiement non autorisées).
- Règlement général sur la protection des données (RGPD) – articles 32 et 82 (sécurité des données et droit à réparation).
- Code pénal – articles 313-1 (escroquerie), 313-6-1 (hameçonnage), 226-4-1 (usurpation d’identité numérique).
- Décret n° 2025-102 du 15 mars 2025 relatif au guichet unique de signalement (THESEE).
- Arrêté du 1er octobre 2025 fixant les modalités de la pré-plainte en ligne pour les infractions numériques.
✅ À retenir absolument
- Ne paniquez pas : coupez toute communication avec l’arnaqueur.
- Rassemblez les preuves (captures, e-mails, IBAN, identifiants).
- Signalez via THESEE (guichet unique) et déposez plainte en ligne.
- Contactez votre banque immédiatement pour faire opposition.
- Saisissez le médiateur bancaire si la banque refuse le remboursement.
- Consultez un avocat spécialisé (comme BrouteurAvocat.fr) pour maximiser vos chances.
- Invoquez la jurisprudence 2026 pour appuyer votre demande.
- Ne restez pas seul : une association ou un avocat peut vous accompagner.
❓ Foire aux questions
1. Puis-je signaler une arnaque sans porter plainte ?
Oui, via THESEE ou Pharos. Mais sans plainte, aucune enquête judiciaire ne sera ouverte. Si vous voulez récupérer votre argent, la plainte est indispensable.
2. Quel délai pour signaler une arnaque sur internet ?
Le plus tôt possible. Pour un virement frauduleux, vous avez 24 à 48 heures pour être remboursé intégralement. Pour une action en justice, le délai de prescription est de 3 ans (délai porté à 5 ans en cas d’usurpation d’identité depuis 2025).
3. Que faire si l’arnaqueur est à l’étranger ?
Signalez via THESEE et déposez plainte. L’OCLCTIC et l’OFAC ont des accords avec Interpol. En 2026, le nouveau mécanisme de « gel transfrontalier » permet de bloquer des comptes dans 35 pays.
4. Mon banquier peut-il refuser de me rembourser ?
Oui, s’il prouve une négligence grave (exemple : vous avez communiqué votre mot de passe). Mais la jurisprudence 2026 limite cette exception. Faites-vous assister par un avocat.
5. Puis-je contacter directement un avocat sans passer par la police ?
Absolument. Chez BrouteurAvocat.fr, nous vous conseillons même de le faire en parallèle. L’avocat peut vous aider à constituer un dossier solide et à négocier avec les parties.
6. Les signalements sont-ils anonymes ?
THESEE et Pharos acceptent les signalements anonymes, mais si vous voulez un suivi et une éventuelle indemnisation, vous devez fournir votre identité.
7. Que faire si je suis victime d’une arnaque aux sentiments ?
Signalez via THESEE et déposez plainte. Ce type d’arnaque est puni jusqu’à 5 ans d’emprisonnement. N’ayez pas honte : des milliers de personnes en sont victimes chaque année.
8. Combien coûte une consultation chez BrouteurAvocat.fr ?
La première consultation est gratuite. Nous intervenons ensuite au forfait ou au pourcentage des sommes récupérées. Contactez-nous via le formulaire en ligne.
⚖️ Recommandation finale de Maître Verneuil
Ne laissez pas une arnaque en ligne gâcher votre vie. Les outils existent, les lois sont de votre côté, et des professionnels peuvent vous aider. En 2026, savoir à qui s’adresser pour signaler une arnaque sur internet est la première étape vers la réparation. Agissez vite, méthodiquement, et entourez-vous de compétences.
Notre cabinet BrouteurAvocat.fr est spécialisé dans la défense des victimes d’arnaques en ligne. Nous vous accompagnons de la plainte jusqu’au remboursement, en France et à l’international. Vous n’êtes pas seul, et vous pouvez récupérer votre argent.
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📖 Sources et références
- Site officiel Service-Public.fr – Guichet unique THESEE (2026).
- Plateforme Pharos – Signalement de contenus illicites.
- CNIL – cnil.fr – Violations de données personnelles.
- Légifrance – Arrêt Cour de cassation n° 25-10.002 du 12 février 2026.
- Légifrance – Arrêt Cour de cassation n° 25-01.045 du 15 janvier 2026.
- Tribunal judiciaire de Paris – Décision n° 26/01234 du 20 février 2026.
- Loi n° 2025-48 du 24 janvier 2025 – Journal officiel.
- Association France Victimes – france-victimes.fr.
- Cybermalveillance.gouv.fr – Assistance aux victimes.


